La genèse, le présent du passé
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| La genèse, le présent du passé |
| Octobre 1936 |
| Le Braquet |
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Par gaëtan Carpentier, 3e président U.V.A.
Bien que sans rapport avec notre récit, il est intéressant de rappeler que l'ancêtre des sociétés argenteuillaises de "vélocipédistes", l'une des premières de France, est la SVA, fondée par le docteur Ruffier en 1880 ! Un demi siècle plus tard, Gonnet, ancien président des cyclotouristes parisiens, fonda les CTA dont le recrutement hétérogène lui posa rapidement des problèmes.
En 1931, à la suite du refus opposé par le président à la création d'une section course, une fraction animée par Cauzac entra en dissidence, établit son quartier général dans un café voisin du siège des CTA puis, en toute inconscience, convoqua une assemblée générale extraordinaire que Gonnet fut contraint de faire interdire par la police. Le 20 septembre 1931, les CTA bis convièrent à un brevet de 100 km allure libre, auquel je participai, ignorant qu'il fut la première organisation de la future UVA. Détail anachronique, nous fûmes arrêtés, sur la route de Magny, par deux gendarmes à cheval qui contrôlèrent gravement la présence de la plaque fiscale sur nos vélos. Le 21 novembre 1931, la fraction dissidente des CTA devint légalement l'union vélocipédique Argenteuillaise. « Objet : Développer et encourager l'exercice du cyclisme dans la région d'Argenteuil » (journal officiel, n° 278). Son premier président fut Maurice Coury. En 1933, l'UVA, affiliée à l'UVF, compta 60 sociétaires, y compris les 19 licenciés de la section course, dont Bocquenet qui fut champion de France des sociétés, avec le CSI. Le Braquet de février 1933, imprimé sur quatre pages, offrait à ses lecteurs : Un éditorial de Coury où les champions de 1932, Archambaud, Speicher, Michard et surtout Maréchal, étaient cités en exemple, un compte rendu de Jeanjean sur une sortie d'entraînement dont il avait jugé l'arrivée, une approche de la cyclotechnie dans laquelle un adepte du dérailleur tirait à boulets rouges sur le président farouchement monoïste, le récit de la randonnée pascale de Cauzac, une page de publicité et les deux tiers d'une autre encombrée par les communiqués de l'UVF. Les deux somptuaires Braquet de 1933 n'eurent pas de suite, ils marquèrent l'apogée du club qui amorça son déclin. Jeanjean écrivit plus tard. Sans direction ce fut bientôt la débâcle, des groupes divers se formèrent, les réunions s'espacèrent puis vint la léthargie complète. Riehl, qui avec Lavédrine, vécut ces événements n'est pas d'accord sur les termes de cette oraison funèbre, il tient à préciser : " En réalité, un groupe non organisé ne cessa de rouler, si bien qu'au mois de septembre 1935 il gagna, au nom de l'UVA, une coupe dans un rallye organisé par les CTA et, c'est ce succès qui balaya les derniers scrupules que Jeanjean avait de relancer notre club abandonné de ses créateurs. "



